top of page

Pourquoi certains voient des signes partout



𝐎𝐧 𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐢𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬… 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝'𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 !


Une étude de 2019 révèle que ce n'est pas une question de naïveté, mais bien de câblage cognitif.



Les chercheurs ont testé 48 participants sur deux tâches d'apprentissage implicite :


1️⃣ SRTT : toucher des cibles qui apparaissent selon une séquence cachée → Teste l'apprentissage par répétition (comme apprendre un instrument)


2️⃣ ICT : juger des formes dont la couleur prédit (dans 80% des cas) l'emplacement de la cible suivante → Teste l'apprentissage associatif (comme former des habitudes)



Le résultat ?


𝐋𝐚 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐜𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞́𝐬 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐞́𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐩𝐞𝐫𝐬𝐭𝐢𝐭𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬. Les personnes superstitieuses excellent à repérer des indices invisibles…mais au prix d'une vitesse de réponse globalement plus lente ! Et oui, leur cerveau scanne TOUT l'environnement à la recherche d'indices utiles.



Deux profils émergent : 


→ 𝐋𝐞𝐬 "𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬" : cerveau en mode scanner permanent, hypersensibles aux indices, aux signes. 


→ 𝐋𝐞𝐬 "𝐟𝐨𝐧𝐜𝐞𝐮𝐫𝐬" : concentration maximale sur l'objectif, filtrage actif des distractions.



Ni l'un ni l'autre n'est "meilleur". Ce sont simplement deux stratégies cognitives différentes pour optimiser nos ressources mentales.



La superstition n'est donc pas un bug, mais l'effet secondaire d'un système d'apprentissage associatif particulièrement efficace. D'un point de vue évolutif, mieux vaut voir un prédateur là où il n'y en a pas… que ne pas le voir quand il est vraiment là.



🗨️ Et vous, vous passez sous l'échelle ou vous l'évitez ? 



Source : Daprati et al. (2019), 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑜𝑢𝑠𝑛𝑒𝑠𝑠 𝑎𝑛𝑑 𝐶𝑜𝑔𝑛𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛



👉 Pour ne rien louper de cette série et des prochaines thématiques mensuelles, pensez à vous abonner à la Newsletter.




Commentaires


bottom of page