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Macareux moines échoués sur la côte Atlantique : causes, impacts et comment aider

  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture
Illustration d’un macareux moine sur une plage avec le texte “Urgence macareux”, en référence aux échouages massifs sur les côtes de l’Atlantique.

Les plages de l’Atlantique sont devenues un cimetière.

Ces derniers jours, les macareux moines s’échouent par centaines.

Par milliers peut-être. Le sable est jonché de petits corps noirs et blancs.


Mais parmi eux, parfois, un souffle.

Un regard encore vivant.

Ils sont dénutris, épuisés, à moitié noyés après des tempêtes à répétition. Des tempêtes anormalement fréquentes. Des coups de mer qui les projettent vers la côte alors qu’ils sont faits pour le large. Très probablement à cause de la pression de pêche, qui fait que le poisson, leur nourriture, se fait plus rare.


Des oiseaux de haute mer ramenés à terre, vidés de leurs forces.

Le macareux a une tête de clown. Un bec coloré, presque joyeux. Mais en ce moment, le clown est devenu triste.


Sur la côte, quelque chose de beau se passe malgré tout. Les locaux s’organisent.

Un groupe WhatsApp de près de 300 personnes est devenu frénétique :

J’en ai trouvé trois.”

Deux vivants à tel endroit.”

Qui peut les récupérer ?

On se coordonne pour les faire rapatrier vers les associations les plus proches, celles qui ont encore un peu de place pour ces petits rescapés.


Si vous êtes sur place : l’impératif est simple.

  • Les mettre au sec.

  • Au chaud.

  • Avec des bouillottes.

  • Ne leur donner ni à manger, ni à boire.


Et pour celles et ceux qui sont loin : soutenez les associations : Hegalaldia, Paloume, et les centres LPO du littoral. Elles font un travail extraordinaire pour s’occuper de ces petits pensionnaires que la mer recrache et cela nécessite des besoins financiers colossaux.


Le macareux moine mérite qu’on le connaisse.

Vous avez remarqué ? C’est la mascotte de la LPO. Son nom scientifique, Fratercula arctica, signifie “petit frère de l’Arctique”.


Il niche en colonie, dans un terrier qu’il creuse lui-même. Les couples de macareux moines s'accouplent pour la vie et partagent les responsabilités parentales. La femelle pond un seul œuf chaque printemps. Et quand le poussin quitte le nid, il sait déjà voler. Il part vers la mer. Sans retour. Sans aide alimentaire de ses parents.


Ce petit oiseau peut plonger jusqu'à 60 mètres, battre des ailes 400 fois par minute et voler à une vitesse pouvant atteindre 80 km/heure. Il vit en moyenne vingt-cinq ans.

Vingt-cinq ans de mer, de vent, d’Atlantique.

Aujourd’hui, l’Atlantique nous renvoie ses petits frères.

Affaiblis par des tempêtes qui s’enchaînent.

Affamés par une mer qui se vide.

Et face à ça, il nous reste une chose :

ne pas détourner le regard.



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